REMARQUES

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categorie: Franceza

nota: 9.82

nivel: Facultate

LES SOPHISTES (PROTAGORAS ET GORGIAS)
Protagoras d'Abdere (v. 485-v.410 avant notre ere)
Le premier sophiste en date, au moins par le temps de son enseignement a Athenes, sinon par la naissance, est Protagoras. Compatriote de Democrite, Protagoras fut l'un des plus grands sophistes; il elabora un systeme philosophique base sur une sorte de solipsisme.

Selon Protagoras[...]
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LES SOPHISTES (PROTAGORAS ET GORGIAS)
Protagoras d'Abdere (v. 485-v.410 avant notre ere)
Le premier sophiste en date, au moins par le temps de son enseignement a Athenes, sinon par la naissance, est Protagoras. Compatriote de Democrite, Protagoras fut l'un des plus grands sophistes; il elabora un systeme philosophique base sur une sorte de solipsisme.

Selon Protagoras, le monde sensible est toujours en mouvement, soumis a une metamorphose perpetuelle; ce n'est qu'en tant que les objets se meuvent les uns vers les autres qu'ils deviennent quelque chose de determine; quant aux sensations, elles nous montrent seulement ce qui se passe autour de nous et non ce qui est universel et necessaire. Afin de connaitre le vrai, il faudrait que nous fissions appel a une source superieure aux sens qui sont trompeurs. Mais d'apres Democrite, la reflexion n'est que le produit de la sensation.

Par consequent, si la sensation est variable et trompeuse, il s'ensuit que toute connaissance est incertaine. Suivant Protagoras, il n'y a de vrai pour l'homme que ce qu'il percoit, que ce qu'il eprouve et comme les sensations different d'individu a individu, on peut en inferer qu'il y a autant de verites que d'individus, que AŠl'homme est la mesure de toutes chosesA>> (v. Platon, Theetete, (152-157).

L'individu etant donc la mesure du vrai et du faux, il n'existe pas de signes certains auxquels on puisse reconnaitre la verite absolue d'une these de philosophie ou de morale; il n'y a pas de science valable pour tous, il n'y a que des opinions egalement justifiees. D'apres Protagoras, il est impossible de contredire quelqu'un car sur chaque objet deux opinions contraires et par suite deux jugements egalement vrais peuvent etre formules.

Il faut en conclure que l'homme doit s'occuper de la seule chose qui lui soit accessible, c'est-a-dire de lui-meme et de son bonheur. Etre heureux c'est pratiquer la maitrise de soi-meme, c'est bien penser et bien dire, c'est connaitre a fond la philosophie qui comprend la morale pratique, la dialectique et la rhetorique.

L'erreur de Protagoras fut de croire que rien ne pouvait exister en dehors des sensations individuelles; il essaya en vain de justifier son idealisme subjectif par une demonstration purement formelle qui n'aboutissait a rien; il exagera d'une part les differences physiologiques et intellectuelles qui existent entre les hommes et d'autre part les imperfections des sens; de plus, il meconnut la raison humaine.

Le relativisme et le scepticisme de Protagoras servit de fondement a la rhetorique des sophistes, celle qui se targuait de prouver n'importe quoi, de faire de l'argument le plus faible le plus fort, et exerca probablement une certaine influence sur la pensee de Gorgias (AŠTout jugement est vraiA>>, disait Protagoras; AŠaucun jugement n'est vraiA>>, dit
Gorgias; deux theses en apparence contradictoires, en realite equivalentes; si tout jugement est vrai, c'est qu'il se borne a exprimer l'apparence; si aucun jugement n'est vrai, c'est que nous ne pouvons saisir que l'apparence).

Des ouvrages composes par Protagoras, il n'en reste plus que des fragments. Selon les temoignages portes par ses contemporains, il avait redige plusieurs traites, a savoir: Sur l'etre, Sur les dieux et Sur la lutte (dans ce dernier traite il montre son interet pour la technique).

Mais Protagoras fut surtout un grand rheteur qui enseigna un art de persuader base sur des sophismes et sur un usage approfondi et systematique du langage. Dans son enseignement, l'eristique ou l'art de la controverse occupait une place de choix; cet art comportait essentiellement: a) la decouverte des raisons, pour et contre; b) l'interrogation; c) les sophismes; d) les lieux oratoires, sources ou l'orateur devait puiser les developpements, preuves ou arguments applicables a tous les sujets3.

Gorgias (Leontium v. 483 - v. 375)
Gorgias vint a Athenes en 427 comme ambassadeur de la ville de Leontium (aujourd'hui Lentini, au nord de Syracuse). Dans le dialogue de Platon intitule Gorgias, il est l'interlocuteur sophiste de Socrate. Ancien eleve de Zenon d'Elee, Gorgias devoila le caractere contradictoire de la realite et de la connaissance, mais il en tira des conclusions fausses et aboutit au relativisme, au scepticisme et a une espece de nihilisme.

Comme tous les sophistes, Gorgias niait la possibilite du jugement.
Aucun jugement n'est vrai, disait-il, car nous ne pouvons en saisir que l'apparence. De plus, afin qu'une verite fut commune a tous les hommes, il faudrait qu'une meme idee put etre presente a tous les esprits; mais comment, disait-il, une seule et meme idee serait-elle en plusieurs esprits? Par consequent, l'unite abstraite d'un concept elabore individuellement paraissait inconciliable a Gorgias avec la pluralite des esprits qui le pensent.

Il s'attacha uniquement a justifier la pensee subjective, individuelle. La sophistique de Gorgias reposait sur l'absence de toute theorie du concept et se reduisait a une sorte de nominalisme: Gorgias enseignait que les notions, les idees generales (les universaux) n'etaient que des mots, des noms. Selon lui il n'y aurait pas de verite valable pour tous, il n'y aurait que des opinions.

Suivant Gorgias, il n'y aurait pas a chercher entre les concepts reduits a des opinions individuelles une hierarchie qui les subordonnerait; ainsi il n'y aurait pas de vrai, il n'y aurait que le vraisemblable; quant a la morale, elle ne serait que l'art de reussir, le bien etant-tout comme le vrai-relatif.

Dans le domaine de la rhetorique ou, a son avis il fallait emporter coute que coute par la puissance de la parole l'assentiment des auditeurs, il exerca une influence etendue; il employait toute sorte d'artifices d'argumentation dans ses discours qui deconcertaient ses adversaires.

Gorgias donna plus d'ampleur a la lexis (ou a l'elocutio), troisieme partie de la techne rhetorike qui apprend a exprimer les pensees par la parole, et jeta les fondements de l'art d'ecrire en etudiant les figures de rhetorique.

Ce fut de la beaute de la forme surtout qu'il semble avoir ete preoccupe; il enseigna l'emploi des metaplasmes (alliterations, homeoteleutes), des metaphores, la disposition antithetique et symetrique des mots, l'arrangement harmonieux des membres de la periode. Les disciples les plus importants de Gorgias furent Polus d'Agrigente, Licymnius, Thrasymaque de Chalcedoine, Theodore de Byzance, Evenus de Paros.
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